25/01/2009

Simca Oceane/Plein ciel

Dévoilés au salon de Paris 1956, le cabriolet Océane et le coupé Plein Ciel — curieux nom pour un coupé… qui aurait mieux convenu au cabriolet ! — sont les héritiers du Coupé de Ville apparu en 1954 et du cabriolet Week-End lancé l’année suivante. Construits comme ces derniers par Facel, ils seront produits sur une période à cheval sur la carrière de l’Aronde et de la P60.

simca oceane bleu

A l’image de l’Auto Union 1000 SP pour l’Allemagne, l’Océane, c’est une petite Thunderbird à la française. Sa ligne allongée et tendue lorgne clairement vers Dearborn, comme sa calandre grillagée en aluminium poli.

simca plein ciel.rouge

On ajoutera les ailerons, timides mais bien là, les visières de phares et les clignotants encastrés dans les ailes avant. Précisons que le dessin de la calandre a été modifié au dernier moment avant la présentation des voitures.

simca oceane

 

A la veille de l’ouverture du salon, elle comportait un aubage peint dans la couleur de la carrosserie.

Mais le trait le plus spectaculaire de ce tropisme américain est l’immense et disproportionné pare-brise panoramique, déjà monté sur les Facel Vega. .  Comble du paradoxe, il pénalise plutôt la visibilité à cause de son cintrage très prononcé, source de déformations latérales de la vision. Et c’est pire par temps de pluie, les essuie-glaces ne pouvant naturellement balayer les replis latéraux.

simca plein ciel. back

 L’Océane et la Plein Ciel sont d’abord équipées du 1300 cm3 Flash Spécial de l’Aronde Montlhéry à la puissance de 57 ch. Il s’agit encore du groupe à trois paliers. Le nouveau quatre cylindres à cinq paliers de la P60 arrive à la fin 1960 sous la forme du Rush Super (62 ch à 5200 tr/mn). Il s’effacera bientôt au profit du Super M (70 ch à 5900 tr/mn), qui motorisera les voitures jusqu’au terme de leur carrière. Ainsi gréées, elles parcourent le kilomètre départ arrêté en 42 secondes et dépassent les 140 km/h.

simca plein ciel

L’Océane et la Plein Ciel tireront leur révérence en juillet 1962 pour céder la place au coupé dérivé de la 1000.

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11/01/2009

TVR Cerbera

Présentée au salon de Londres de 1993, la TVR Cerbera est le premier coupé de la marque depuis le retrait de la Tasmin en 1985.

tvr cerbera jaune

Elle apparaît sous les traits d’une séduisante 2 + 2 extrapolée du roadster Chimaera, auquel on a ajouté un pavillon. Superbe réussite esthétique, la TVR Cerbera bénéficie d’un aménagement intérieur luxueux et bourré de charme.

Tvr.cerbera.arp

Si la Cerbera est constituée de la même manière que toutes les  TVR contemporaines — châssis tubulaire, carrosserie en fibre de verre et gros V8 —, elle est construite sur un châssis entièrement nouveau, qui ne partage aucune pièce commune avec celui de son aînée.

Grande première pour TVR, la mécanique de la Cerbera est entièrement conçue et réalisée par la marque. A l’origine, il avait été prévu de motoriser la voiture avec le vieux V8 Rover longtemps utilisé par TVR.

tvr_cerberarear

Finalement, il fut décidé que la Cerbera inaugurerait un V8 maison, le Speed Eight. Ouverte à 75°, cette mécanique super carrée en aluminium possède quatre arbres à cames en tête et deux soupapes par cylindre. Dotée d’une lubrification à carter sec et d’une injection Lucas L-Jetronic, elle développe la bagatelle de 360 ch à 6500 tr/mn pour une cylindrée de 4,2 litres. Ainsi gréée, la Cerbera flirte avec les 270 km/h.

TVR CERNBERA

La Cerbera Speed 12 aura finalement vu le jour, même si très peu de clients auront eu la chance d'en prendre possession.

Elle reprend l'énorme dinosaure du prototype, un V12 de 7730 cm3 qui délivre 811ch et 881 Nm (!!!) garant de performances non seulement extraordinaires mais carrément incomparables...

tvr_cerbera_speed_12

L'utilisation de fibres de verre pour la carrosserie, et d'aluminium pour le châssis ont bien entendu joué un rôle important dans l'exceptionnelle légèreté du modèle.

Il en résulte une automobile hors-normes, sans concession, démesurée...

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08:00 Écrit par Historic fan dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tvr |  Facebook |

10/01/2009

Aston Martin DB7

L'Aston Martin DB7, première voiture créée sous l'ère ford  a signé le renouveau de la marque et va permettre au petit constructeur anglais de sortir la tête de l'eau.

aston db7 blue

La DB7 est d'abord proposée avec un 6 cylindres en ligne compressé, développé en collaboration avec Jaguar. C'est un moteur issu du 6 cylindres de la Ford Mondéo et préparé par Cosworth, un préparateur anglais. Le modèle connaît un joli succès malgré quelques problèmes de finition (commodo d'origine Ford et autres vis apparentes).

Aston_Martin_DB7_Vantage cabrio


En 1999, la DB7 troque son 6 cylindres contre un V12 de 6.0L et 440ch, le premier V12 de la marque. Elle se nomme désormais DB7 Vantage. Quelques modifications esthétiques sont apportées.

AstonDB7_1994-L

L'année suivante, le modèle V6 disparaît du catalogue. En 2002, le constructeur présente au Mondial se l'automobile de Paris, une série limitée de sa DB7, carrossée par Zagato, et dont le V12 a été poussé à 440ch. Les 99 exemplaires sont vendus immédiatement.

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En 2003, avant son remplacement par la DB9, Aston Martin commercialise une ultime série spéciale, baptisée DB7 GT (GTA en version boîte automatique), qui bénéficie de quelques modifications esthétiques (calandre, ailes, boucliers), d'une boîte aux rapports raccourcis et du V12 dans sa configuration 435ch.

7000 voitures ont été construites entre 1994 et 2003

15:44 Écrit par Historic fan dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aston martin |  Facebook |