06/03/2009

Jensen Healey

En 1968, Jensen a été racheté par le banquier William Brandt à Norcos Group qui en était propriétaire depuis 1959. Il confia à Kjel Qvale et Donald Healey le soin de piloter la restructuration de l'entreprise qui traversait ses premières difficultés. En 1970, l'entreprise qui avait allégé ses structures et travaillé sur la qualité de ses produits renouait avec les bénéfices après deux années de pertes consécutives.


jensen healey blaclk

L'affaire était dirigée par des professionnels. Jensen était un constructeur respecté depuis plus de trente ans. Donald Healey avait derrière lui presqu'un demi siècle d'expérience avec les plus grands noms de l'automobile, et Qvale pouvait faire profiter à ses nouveaux associés de toute sa notoriété et de son savoir faire dans la distribution automobile aux Etats Unis. La Jensen Healey était présentée en mars 1972 au salon de Genève. Conçue dans l'esprit des cabriolets MG ou Triumph, elle visait sans ambiguïté le marché US.

jensen healey green

Mais autant l'Austin Healey exprimait la puissance et la virilité, autant les lignes raides et sans fantaisie de la Jensen Healey en faisaient un objet d'une grande banalité.

Le modèle etait disponible en version cabriolet et en break de chasse. Cette Jensen-Healey était équipée d'un moteur Lotus à 4 cylindres et 16 soupapes de 1 973 cm3 avec double arbre à cames en tête qui développait 140 ch.

jensen healey break

  Ce moteur Lotus était le premier construit à 100 % par la firme de Colin Chapman, il n'était pas vraiment au point et posait quelques problèmes de fiabilité. Les mauvaises langues disaient à l'époque que Chapman avait trouvé là une opportunité unique pour mettre au point son premier moteur que l'on retrouva ensuite sur l'Elite (type 75), l'Eclat (type 76) et les premières Esprit.

jensen healey bluz

Avec une ligne qui ne déchaînait pas l'enthousiasme et une motorisation qui posait beaucoup de problèmes ce fut l'échec commercial. En
1976 l'entreprise fut mise en faillite et cessa ses activités.

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18/02/2007

Jensen Interceptor FF

La JENSEN INTERCEPTOR FF fut produite de 1966 à 1971. Elle fût, effectivement, la première voiture de sa catégorie à adopter la traction intégrale et le freinage ABS. Un vrai engin hors-norme pour l’époque. Elle était motorisée par un V8 d’origine CHRYSLER de 6,2 litres, développant 330 ch à 5 000 tr/mn. Equipée d’une boite automatique à 3 rapports qui l’autorisait à atteindre les 227 km/h en pointe, elle bénéficiait d’un couple appréciable de 58,7 mkg dès 2 800 tr/mn.

 

JENSEN INTERCEPTOR

 

En sus de sa traction intégrale, elle adoptait le système de feinage baptisé "Maxaret" par son constructeur, la société Dunlop. En substance, ce système pneumatique assurait des freinages rectilignes à l’INTERCEPTOR.

 

Les lignes de l’INTERCEPTOR ont été dessinées en Italie dans les ateliers du styliste Vignale. Elles innovent en plusieurs détails dont celui de la lunette arrière gigantesque dont le principe sera repris plus tard par l'AMC Pacer.

 

JENSEN INTERCEPTOR BACK

 

Le sigle "FF" est adopté pour "Ferguson Formula" et fait allusion à la traction intégrale si inédite à cette période.

Cette transmission est issue directement des travaux engagés par Ferguson pour le compte de McLAREN en F.1 et finalement jamais adoptés en raison de sa lourdeur. Il s’agissait d’un 4X4 permanent avec différentiel interponts. La " bête" fut produite de 1966 à 1971 et diffusée à 320 exemplaires seulement.

JENSEN INTERCEPTOR2

 

Qu’importe cet échec commercial, l’idée d’une "intégrale" était lancée. Et pour y croire, il fallait bien être un petit constructeur anglais. Respect !

La firme JENSEN végéta jusqu’en 1975, année où elle finit par succomber sous les coups de boutoir de la crise pétrolière.

 

JENSEN INTERCEPTOR 3

 

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