30/12/2007

Lamborghini Marzal/Espada

Si dans l'esprit des amateurs, le nom de Ferrari était depuis ses débuts presque systématiquement associé à celui de Pininfarina, il en fut de même à partir de la seconde moitié des années 60 de Lamborghini avec Bertone.

Le premier fruit de cette union était porteur d'espoir. Avec la Miura présentéeau salon de Genève 1966, Ferrucio Lamborghini venait en effet d'infliger une vrai démonstration de son savoir faire à son rival de Modène.

lambo marzal

Un an plus tard, à ce même salon, Bertone exposait l'oeuvre de son jeune designer Marcello Gandini : la Lamborghini Marzal. Celle ci était dotée de portes transparentes à ouverture verticale, de motifs hexagonaux tant à l'intérieur qu'à l'extérieur et d'un habitacle en cuir argenté. Ce prototype prêt à prendrela route attira les foules sur le stand Lamborghini.

 

lambor marzal_1967_top


 

La Marzal était animée par un V6 de 175 ch, en fait un demi V12 placé en position centrale. Jusqu'à cette époque, toutes les voitures à moteur central étaient des berlinettes à deux places, à vocation sportive. La Marzal proposait quatre vraies places.

Il ne s'agissait hélas que d'une " bête de salon ", non commercialisable dans l'état. Bertone s'en servira comme une carte de visite spectaculaire pendant de longs mois. Mais cette première approche d'une GT vraiment habitable fut concrétisée dès 1968 lors de la présentation de l'Espada.

lambo espada 400gt

 C'est ainsi que Lamborghini exposait au salon de Genève en mars 1968 la 400 GT Quattroposti. La Lamborghini Marzal et la Pirana sur base Jaguar dessinées par le talentueux Marcello Gandini avaient montré la voie à suivre.

Lamborghini-Espada-1974

La Quattroposti fut rebaptisée quelques semaines plus tard sous le nom d'Espada. Elle se voulait plus réaliste que la Marzal, et surtout plus homologable sur les différents marchés où Lamborghini était représenté, notamment lesEtats Unis, où la réglementation concernant les normes de sécurité devenait de plus en plus draconienne.

Lamborghini-Espada-1974 1

L'Espada tenait son nom de l'épée du toréador qui sert à la mise à mort du taureau. Ferrucio Lamborghini ne s'éloignait pas de son domaine de prédilection. 

Les dimensions étaient imposantes : 4,70 mètres de long, 1,82 de large et 1,19 de haut.

lambo espada red

De la Marzal, l'Espada conservait le long capot plat plongeant vers l'avant, les  quatre sièges indépendants séparés par une console centrale, et le thème hexagonal sur le tableau de bord. Par contre, les portes papillons, peu réalistes pour
un usage quotidien étaient oubliées, ainsi que les jalousies sur la lunette arrière.

lambo espada serie 3

L'Espada fut régulièrement améliorée tant d'un point de vue technique que finition et équipement, et ceci au travers de trois séries. La production totale fut de 1217 voitures jusqu'en 1978. Lamborghini exposait encore son Espada sur les
salons internationaux en 1979, le temps d'écouler les derniers modèles.

14:12 Écrit par Historic fan dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lamborghini |  Facebook |

29/05/2007

Lamborghini Countach LP500

Bien qu'elle demeure fidèle à la position centrale arrière du moteur, l'architecture de la LP 500 abandonne la disposition transversale de la Miura pour une orientation longitudinale de son gros V12. Toutefois, pour obtenir une répartition des masses aussi favorable qu'avec la formule transversale, les ingénieurs ont adopté une nouvelle implantation du groupe motopropulseur, désormais disposé en avant de l'essieu arrière.

llambo countach jaune 1er version


Comme la Miura, la Countach est l'oeuvre du jeune styliste Marcello Gandini, travaillant pour Bertone. La ligne générale est très futuriste, la Countach ayant des airs de vaisseau spatial, autant à l'extérieur qu'à l'intérieur ! Spectaculaire, agressive et élégante, la Lamborghini Countach s'admire sous tous les angles comme une véritable oeuvre d'art.  La partie arrière est également superbe. Les feux en trapèze lui donnent une allure de vaisseau spatial, bien avant Star Wars ! L'arrière est très fin, relevé dans sa partie basse pour laisser s'exprimer les quatre sorties d'échappement du V12. Sculptural.

lambo countach 1er version

C'est Bertone, le responsable du design, qui lui donnera son nom de baptême en s'exclamant "Countach !" dès qu'il vu le premier prototype sortir des ateliers. Cette exclamation du patois piémontais signifiant à peu près (en bon français) : "Ouah !", ce qui évidemment sonne moins bien comme patronyme...

lambo countach noire

 Le moteur de la Countach est directement issu de celui de la Miura. Datant de 1963, ce V12 Bizzarini monté à la main reste l'un des plus beaux monuments mécaniques du monde et anime encore aujourd'hui la Murcielago. Mise à l'épreuve par Bob Wallace, le pilote essayeur de Lamborghini, la Countach abandonne dans un premier temps le V12 de 5 litres qui cède la place au classique 4 litres développant 375 ch. Ce 12 cylindres en V à 60° est entièrement réalisé en aluminium avec un long vilebrequin à sept paliers.

lambo countach blzanche

Le drame de la Countach est assurément d'avoir été conçue juste avant le premier choc pétrolier de 1973 et commercialisée entre celui-ci et le second choc de 1975. Dans ce contexte économique de crise internationale, inutile de préciser que la clientèle potentielle capable de s'offrir un tel bijou doté d'un V12 à la consommation de carburant gargantuesque s'est réduite comme une peau de chagrin. Sans parler des restrictions de vitesse qui ont fait leur apparition sur les autoroutes de nombreux pays dès 1973...

21:59 Écrit par Historic fan dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lamborghini |  Facebook |

06/03/2007

Lamborghini GT 350/400

Première création de Ferruccio Lamborghini, la 350 GT a surpris par son esthétique originale qui l’a fortement différenciée. Après avoir refusé un premier projet réalisé par Fissore, le nouveau constructeur s’est adressé, pour dessiner la robe de son premier modèle, à Franco Scaglione.
 

lam350gt65 back

 

Designer de très grand talent et ancien responsable du style de la carrosserie Bertone, Scaglione a toujours été un adepte des formes non conventionnelles. Sa proposition affiche une esthétique résolument singulière et différente.
 

lambo 350

 

Baptisée 350 GTV (V pour Veloce), la voiture est présentée en 1963 au salon de Turin. Son coup de crayon original et provocant n’y fait pas l’unanimité. De plus, ce prototype terminé en urgence paraît quelque peu bâclé et la finition n’y est pas. Pourtant, quelle rare et étrange beauté dégage cette voiture par son mariage réussi de courbes sensuelles et de droites saillantes — même si ses flancs paraissent quelque peu torturés.

lambo 350 gt 1


C’est précisément au salon de Turin que Ferruccio
rencontre pour la première fois Felice Bianchi Anderloni. Le créateur de la marque au taureau décide alors de confier la carrosserie de sa voiture à Touring. La carrosserie milanaise retouche les lignes de Scaglione. Tout en respectant le dessin originel, elle en adoucit les formes.

 

lambo 350 gt 2

 

La gagne en homogénéité, même si elle abandonne dans cette mue une partie de son arrogance. Toute en rondeur, l’originale face avant, à laquelle fait écho une poupe tout en droites, se pare de phares oblongs Cibié qui remplacent les optiques rétractables de la GTV et donnent à la voiture des yeux de chat. Fruit du génie audacieux de Scaglione tempéré par le prodigieux sens de l’élégance de Touring, la 350 GT est une voiture à la personnalité unique et au design exceptionnel.

Lamborghin 400GT-1967-

Un réalésage offre au V12 une cylindrée de quatre litres, de nature à contrer le lancement de la Ferrari 330 GT 2 + 2. Ainsi gréée, la voiture, devenue 400 GT (ci dessus)  au salon de Genève 1966, jouit d’un habitacle plus spacieux qui en fait une 2 + 2. A cette fin, le pavillon a été remanié. La voiture est aisément identifiable à sa lunette arrière moins développée et à ses quatre phares ronds qui se substituent aux optiques félines de la 350 GT.

22:10 Écrit par Historic fan dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lamborghini |  Facebook |

14/11/2006

Lamborghini Miura P400

Turin 1965 : le projet présenté par Lamborghini pour sa sportive biplace donna des sueurs froides a Ferrari : En effet,pour la premiere fois au monde,une voiture routière allait être propulsée par un V12 en position arrière transversale,fortement inspiré des prototypes en compétitions...La Miura sort en 1969,et c'est une réussite pour Ferruccio Lamborghini,qui etait au depart,un fabricant de...tracteurs !

lambo p400

 

Moteur 12 cylindres en V transversal,3929 cm3;370 cv  pour 1235 kgs ...un succès phénoménal : La production de la Miura n'allait pas suffire pour répondre à la demande. Les plus grandes stars en voulurent une, même Liz Taylor !

 

Lamborghini_Miura

 

 

Lamborghini_Miura_P400

 


Avec une vitesse maximale de 280 km/h, la Miura était la voiture la plus rapide du monde. Le conducteur avait toute une cavalerie à sa disposition.

En effet, le moteur, un V12 de 3929 cm³ doté de quatre carburateurs Weber double corps, développe une puissance de 370 chevaux à 7000 tr/mn. Le châssis «TP400» (abréviation de «Trasversale Posteriore 4.0 litres») avait été construit à partir de tôle d’acier qui avait été plié, coupé, soudé et percé dans un style plus propre à l’aéronautique qu’à l’automobile. Une innovation radicale comparée à la solution usuelle des châssis tubulaires de section circulaire ou ovale. Cette structure complexe en tôle d’acier fournit au véhicule une base, les points d’attache pour la suspension, la place centrale du cockpit et l’espace pour la chaîne cinématique également révolutionnaire.

 

Lamborghini_Miura_P400SV

 

Cette fantastique et très recherchée voiture n'a jamais,a mon sens,été engagée en compétition...Seuls quelques exemplaires se risquent de temps a autre dans les "competitions" historiques tel le tour de France auto,dans la catégorie "non course"

 

Lamborghini-Miura-race

 

18:12 Écrit par Historic fan dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lamborghini |  Facebook |